Notre village

La vallée de Tazlau : un grand voyage dans le temps












Un peu d'histoire

Le village de Tazlau tient son nom d’une rivière de montagne qui prend sa source dans les Carpates Orientales et arrose le centre et le Sud de la Moldavie.

Cette province a été fondée en tant qu’état au XIVe siècle et s'étendait jusqu'au fleuve Dniestr et la Mer Noire. Au XVe siècle elle a connu de longs règnes assurant la continuité nécessaire aux grands ouvrages : ceux d’Alexandru cel Bun, (Alexandre le Bon), de Stefan cel Mare (Etienne le Grand) et de son fils Petru Rares. Ils ont passé leur vie à se défendre contre les Turcs et les Tartares et à faire construire des églises et des forteresses. Le règne de Stefan cel Mare a été très important pour la Moldavie ; la plupart des établissements religieux qu’il a fondés (une quarantaine, dont Tazlau) correspondent à une bataille gagnée.

Tazlau passé et présent

La légende raconte qu'en rentrant d'un combat Etienne le Grand, charmé par la beauté de la vallée de Tazlau, a décidé d'y faire construire un monastère. Il remerciait ainsi le Seigneur de lui avoir donné la victoire. Les travaux commencèrent en 1496, et une année plus tard, en 1497, le monastère fut consacré. Il a pour patronne la Sainte Vierge.

Pour les travaux on a utilisé comme main-d'oeuvre des familles de tsiganes esclaves qui se sont installées ensuite autour de la monastère. Ce sont eux donc les premiers habitants de Tazlau, d'où le surnom de « Tsiganes du Monastère » donné aux gens de Tazlau, aujourd'hui encore. Une partie d'entre eux s'est établie à 10 km. en aval, le long de la rivière. Ce sont des tsiganes musiciens, qui habitent toujours au même endroit, à côté des « ceangai » catholiques (une branche des Hongrois) et des Roumains orthodoxes.
Petit à petit le village s'est agrandi grâce au développement économique dû aux ressources naturelles : le bois, surtout, et aussi du sel de potassium, un peu de pétrole et de gaz. Y sont venus travailler des gens de toute la région, et même des Italiens qui y ont monté une scierie au début du siècle passé.


Au début des années noires du communisme, Tazlau (un village isolé, à l'écart des grandes routes) a été considéré comme un endroit idéal pour y assigner à résidence des gens dérangeants pour le régime, surtout des intellectuels, sous prétexte de les faire « bénéficier » de la pureté de l’air et des charmes de la vie champêtre. De manière  non prévue par les autorités, cet afflux d'intellectuels qui se sont impliqués dans la vie locale a renforcé dans la population la conscience de ses spécificités et de ses valeurs propres.

Après la chute du communisme, toutes les entreprises ont fait faillite et beaucoup d'habitants se sont retrouvés au chômage. Pour pouvoir survivre, beaucoup d’entre eux, environ 600, ont choisi d’aller travailler à l'étranger. Ceux qui sont restés sur place cultivent de modestes parcelles de terre, élèvent du bétail ou transportent le bois avec les charrettes à chevaux. Très peu d'ouvriers – ceux qui ont eu de la chance – ont été embauchés à la scierie ou dans l'exploitation du bois.



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